Une partie importante des activités de N.A.D.A.R. est consacrée à la photographie aérienne.

La photographie aérienne est pratiquement aussi ancienne que l'aviation, mais elle a connu son essor principal durant la seconde guerre mondiale. Elle n'a pas cessé d'évoluer depuis, tant au niveau des films utilisés que des caméras, des avions, des systèmes de navigation, etc. Les photos aériennes acquises avec des caméras « métriques » peuvent être analysées au moyen d'appareils de restitution photogrammétrique pour déterminer, avec une précision de l'ordre du centimètre, la position des objets visibles sur les photos, et ce en 3 dimensions (l'utilisation de clichés stéréoscopiques permet de déterminer la hauteur des objets). Malheureusement, cette technologie très sophistiquée est très chère et assez lourde à mettre en ouvre.

Si certaines applications requièrent réellement le maximum de performances de la photographie aérienne « photogrammétrique », de nombreux utilisateurs n'en exploitent qu'une infime partie du potentiel, pour -par exemple- évaluer la densité du couvert végétal, pour compter le nombre d'habitations à l'hectare, pour évaluer les dégâts d'une innondation, etc. Pour ces utilisateurs, une précision de localisation de l'ordre du mètre est plus que suffisante, mais il est important de pouvoir disposer des images dans les plus brefs délais, et souvent de pouvoir répéter les observations dans le temps.

Pour toutes ces raisons, nous avons développé une filière parallèle d'acquisition de photographies aériennes.

Ces photos peuvent être organisées de différentes manières, en fonction des besoins de la mission.

Toutes les photos produites par NADAR sont géolocalisées. Cela signifie qu'elles contiennent des information permettant de les localiser, ce qui facilite grandement l'organisation d'archives et leur consultation.

A ce jour, nous avons photographié plus de 150 sites, pour produire différents types de résultats, en fonction des besoins très variés des applications.