Des photographies aériennes verticales ne peuvent être exactement superposées à une carte, même si on connaît la position du centre de la photo et son échelle [Exemple 1].

En effet, l'éventuel défaut de verticalité de l'axe de prise de vue (dû à des mouvements incontrôlés de l'avion, la dérive de l'avion (due au vent latéral), les déformations engendrées par l'objectif, les effets du relief, etc. doivent être corrigés pour que chaque photo individuelle s'adapte au mieux au document de référence [Exemple 2].

Quand toutes les photos couvrant la zone à cartographier sont corrigées, il est aisé de les assembler pour produire une mosaïque continue [Exemple 3]

Cet exemple est une mosaïque contrôlée de plus de 200 photos couvrant la ville de Walvis Bay (en Namibie) et de sa lagune. Les surfaces de couleur rouge-orange dans le Sud de l'image correspondent à des bassins de décantation d'une raffinerie de sel.

Le second exemple est une mosaïque composée de 50 photos environ, couvrant le domaine du Sart-Tilman, propriété de l'Université de Liège.

En 2008, nous avons réalisé ce qui reste à ce jour notre plus grande mosaïque, couvrant près de 4000 km² avec plus de 1000 photos à la résolution de 50 cm, pour un projet de prospection minière dans le Sud de la Namibie.